Kiséksé: première victoire pour Mélanie

Publié le par Poséidon

Félicitations à Mélanie qui remporte la première édition du Kiséksé?
Elle a découvert la tête de Emmanuel-Joseph Sieyès

En janvier 1789, il lança le fameux libelle de la  Révolution commençante: " Qu' est-ce que le tiers état ? Tout.  Qu'a-t-il été ? Rien." Il était alors vicaire général de Chartres. 

Elu député du Tiers État, il acquiert, aux états  généraux, la réputation d'un penseur. Après avoir réclamé la réunion des trois  ordres, il propose que les représentants du peuple vérifient les pouvoirs de tous les  députés et que ceux-ci se constituent en Assemblée nationale.

Entré au comité de  constitution, il travaille à la Déclaration des droits de l'homme et  suggère sans cesse de nouvelles réformes, mais vote à regret la Constitution civile du  clergé et accepte la suppression de la dîme à  condition que celle-ci soit rachetable - ce qui est refusé: "Ils veulent être  libres et ne savent pas être justes" .
Elu à la Convention en 1792, l'ex-abbé siège  au centre, refusant de se lier à aucun parti. Bien qu'ayant voté la mort du roi, il est  tenu en suspicion par la gauche.
Au conseil de constitution, où il est entré, il rédige  un plan d'instruction publique, que rejette l'Assemblée.
La Terreur survenue, il tente de  se faire oublier: le courage n'est pas sa vertu première. Il est du reste toujours  détesté par la Montagne, qui craint un travail de sape. Sieyès est la "taupe  de la Révolution" déclare Robespierre.

Après Thermidor, la taupe  sort de son trou. Bien qu' hostile aux thermidoriens, Sieyès accepte de diriger les  Affaires étrangères mais se montre adversaire de la constitution de l'An III et refuse  de siéger au Directoire, ce qui ne l'empêche pas de devenir président des Cinq-Cents.  Mais on le trouve gênant à Paris et il est envoyé en mission à Berlin.(1798)

Revenu l'année suivante, Sieyès entre au Directoire, préalablement épuré, et voit  la nécessité d'un changement de régime.
Il s'entend alors avec Bonaparte pour préparer  le coup d'Etat de Brumaire. En récompense, il est nommé consul provisoire et commence à  rédiger une constitution nouvelle, que le nouveau César s'empresse de transformer !  Aigri, désabusé, Sieyès comprend qu'il doit s'effacer. Il accepte cependant le titre de  sénateur avec le beau domaine de Crosne et devient comte d'Empire.
Exilé sous la  Restauration comme régicide, il revient en 1830 et meurt à Paris le 20 juin 1836

Poséidon
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Publié dans Kiséksé

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